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Juil 09

Le feedback se généralise : l’Evaluation avec Date Limite

Rappel de notre principe d’évaluation. Il y a deux types d’évaluation lors de l’année :

  • Les DM permettant la construction et la validation des outils ;
  • Les DTL (devoirs en temps limité) prévus dans l’emploi du temps, 2 fois par trimestre. Le principe de l’évaluation se rapproche de l’Evaluation Par Contrat de Confiance (EPCC). Il s’agit davantage ici de s’atteler aux questions scientifiques.

En fin d’année dernière (juin 2013), les élèves ont été clairs : l’autonomie et l’apprentissage à partir de l’erreur ont été fortement appréciés. Ils mettent enfin un sens derrière le mot « approfondir ». Reste une forte incompréhension : malgré un sentiment de mieux maîtriser, les résultats au DTL ne progressent pas. L’EPCC ne convainc pas tout le monde, prof ou élèves.

Il reste en effet une vraie différence : le temps limité. On ne les entraîne pas, ils ne s’entraînent pas au temps limité. Deux solutions sont alors envisageables :

  • Garder le temps limité, où le feedback n’est pas possible
  • Passer l’ensemble de l’évaluation en date limite pour conserver le feedback et donc l’évaluation formative.

 

On passe donc à deux types d’évaluations différentes :

  • On garde l’évaluation des outils par feedback à partir de DM
  • L’EPCC évolue : l’évaluation avec date limite amont ou aval (EDLAv, EDLAm)

 

L’idée est de rapprocher encore l’évaluation d’une situation réelle de travail : une deadline, mais possibilité de se reprendre, se corriger (grâce au feedback) afin de tendre vers un travail « parfait », un chef d’œuvre.

Subsiste quand même une question bien légitime pour un enseignant : comment savoir et évaluer ce que l’élève est capable de faire s’il peut toujours retravailler avec d’autre ? Le but est bien que chaque élève apprenne. On dégage alors deux objectifs :

  • tendre vers le chef d’œuvre afin que l’élève soit conscient de ce qu’est un travail « parfait » autre que celui du prof ;
  • Evaluer ce que l’élève est capable de faire seul.

Cela nous a conduit à proposer deux versions de l’Evaluation avec Date Limite (EDL) :

  • L’EDL Aval : le sujet est donné le jour de l’épreuve, l’élève fournit un premier jet. Le feedback permet à l’élève de se corriger, d’en parler avec son équipe. Le deuxième jet sera réalisé en classe, seul. Ainsi l’élève se rapproche au fur et à mesure d’une production « parfaite ».
  • L’EDL Amont : on met ici l’accent sur la date limite, et la faculté à être prêt à un instant défini à l’avance. Le sujet est donc donné deux semaines avant le jour de l’épreuve. L’élève peut le préparer, poser des questions, définir une stratégie de résolution. Il compose seul sans ses notes pour le forcer à s’approprier le travail.

Cette façon d’évaluer a été globalement bien acceptée par les élèves, (70% des élèves choisiraient ce genre d’évaluation sur le sondage de juin 2014, soit le plus haut score parmi tous nos essais d’évaluation. Pour comparaison, l’EPPC se situe entre 50 et 60% selon la difficulté des exercices)

Elle a permis de proposer lors de ces évaluations de véritables questions ouvertes concrètes. Cela a même été nécessaire pour éviter le « par cœur », l’un des défauts de l’EPCC.

Elle nous a également permis de définir une autre forme d’évaluation positive. En effet un barême n’a pas de sens sur une question ouverte puisque chaque élève peut opter pour une stratégie différente. Par contre dans chacune des productions il va y avoir des critères à remplir pour raisonner, résoudre, être compris. On peut donc définir une liste de critères à remplir pour avoir E, D, C, B, ou A. La validation vient du minimum exigible.

Une dernière question légitime pour un enseignant consciencieux : et la triche ?

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